Pour Haiti, L'agriculture a été toujours dans la main des femmes, quand l'homme néglige , sa femme l'encourage. et dans certains d'autres pays comme la France par exemple, un quart des exploitations agricoles françaises sont, en 2010, dirigées par des femmes. Celles-ci n’étaient que 8 % en 1970. L’agriculture, traditionnellement considérée comme un métier d’homme, est-elle en train de se féminiser ? Si les chiffres traduisent d’abord une évolution des statuts qui rend le travail féminin, jamais véritablement absent de l’exploitation, aujourd’hui plus « visible », il reste que la part des filles progresse aussi dans l’enseignement agricole, ainsi que dans les installations des moins de 40 ans. Les jeunes exploitantes (chefs d’exploitation et co-exploitantes) ont souvent eu des parcours plus
variés, et ont une approche de l’activité différente de celle des hommes. Elles rencontrent encore des obstacles et difficultés, que ce soit pour se former, s’installer ou dans l’exercice du métier. Mais elles s’organisent et font entendre leur voix. Une analyse du Centre d’Etudes et de prospective du Ministère de l’Agriculture dont la Mission Agrobiosciences se fait l’écho où l’on pourra mesurer, à la lecture de cette étude, la capacité des femmes à s’adapter à de nouvelles contraintes notamment les jeunes femmes. |
Comme le précise l’introduction : L’agriculture a longtemps été
considérée comme un métier d’homme, car difficile voire pénible physiquement. Pourtant, les femmes ont toujours travaillé sur les exploitations, mais leur participation n’était pas visible, car non appréhendée dans les statuts officiels. Les transformations de la famille et les modifications en profondeur de l’activité agricole ont constitué un cadre favorable à une évolution de la place des femmes en agriculture. Celle-ci a également progressé grâce à la mobilisation d’agricultrices au sein des représentations syndicales, et notamment de la JACF (branche féminine de la jeunesse agricole catholique), créée dès 1933, et la revendication d’une autre place que celle d’aide familiale et de travailleuse invisible. L’évolution des statuts, avec la création des EARL en 1985 et la loi d’orientation agricole de 1999, instituant le statut de « conjoint collaborateur », ont permis une reconnaissance professionnelle du travail des femmes et une amélioration de leur protection sociale. Avec le recensement agricole de 2010 (RA 2010), il est possible d’avoir une « photographie » de la place des femmes en agriculture et d’en savoir plus sur elles. L’approche qualitative et les travaux de sociologie rurale offrent aussi d’intéressantes pistes d’interprétation des grandes évolutions. Dans un premier temps, on s’intéressera à la part des femmes dans différentes catégories d’emploi agricole, à leur âge, leur statut, leur spécialisation, etc. (partie 1). On peut également observer des spécificités en termes de choix d’activités ou de pratiques (partie 2). Une analyse des freins et obstacles au développement de l’activité féminine en agriculture est également nécessaire (partie 3), avant d’esquisser des perspectives et pistes d’action pour favoriser l’emploi des femmes en agriculture (partie4). S’ensuit le portrait des femmes en agriculture en 2010, où l’on analyse ensuite les spécificités du métier d’agricultrice et les difficultés qu’elles rencontrent pour envisager enfin la prospective et les prolongements de l’installation des femmes dans le secteur agricole. Et les auteurs de conclure : Grâce à leurs efforts de formation, à leur travail et à leurs prises de responsabilité dans des productions qu’elles ont contribué à créer, mais aussi grâce à des nouveaux outils juridiques comme l’EARL, la place des femmes en agriculture a notablement évolué, même si elles restent peu représentées dans les organisations professionnelles et les syndicats. À l’image de ce qui se passe dans d’autres métiers considérés comme masculins, la féminisation de l’agriculture en transforme également les pratiques et les conditions de travail. La sociologue Rose- Marie Lagrave avance même que les femmes « apparaissent comme les nouveaux agents de mutation du monde rural, en reconvertissant une fraction du secteur agricole en secteur de services ». Sabrina Dahache estime également qu’« elles impulsent une nouvelle dynamique, créant une rupture avec les règles dominantes ». À l’heure où le vieillissement marque les exploitants agricoles et où le renouvellement des générations est problématique, favoriser l’installation des femmes en agriculture permettrait de pérenniser les exploitations et, peutêtre, d’apporter un certain renouveau dans le secteur. |
Agro-Femmes d'Haiti, est une organisation qui fait la promotion de l'Agriculture et la promotion des femmes dans le secteur agricole
samedi 27 mai 2017
LES FEMMES DANS LE MONDE AGRICOLE
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